Gente y Chagras del Ecuador

Sur les hauts plateaux équatoriens, la vie reste rude pour les habitants et les paysans des sierras andines, à forte présence « indigène » (l’indigenismo est une revendication identitaire et culturelle assumée par les Equatoriens qui s’en réclament). L’histoire, la géographie, le climat ennuagé font de la mélancolie une composante de la vie des Andes équatoriennes, aussitôt rehaussée par les couleurs vives des vêtements et la verdeur crue des paysages.

Ce sont quelques instantanés pris au cours de mon séjour de 2014 à l’hacienda La Alegria , souvent à cheval. Le « maître des lieux », Gabriel Espinosa, expert, attentif et affable, offre aux cavaliers la connaissance intime qu’il possède de son pays et de ses chevaux. A tout seigneur tout honneur: il ouvre cette petite série, dans laquelle un intrus s’est autorisé à s’infiltrer.

Les « Chagras » sont les paysans cavaliers des hauts plateaux équatoriens et le cheval est leur compagnon de travail, indispensable pour gérer les troupeaux sur les vastes pâturages d’altitude, les paramos. Des rassemblements festifs de Chagras ont lieu régulièrement, comme à Machachi, petite cité qui côtoie Aloag, la bourgade où est située l’hacienda La Alegria. C’est même ce rassemblement que la fiche Wikipedia sur les Chagras  retient comme emblématique:  « Todos los años en el mes de julio se realiza el tradicional ‘Paso del Chagra’ en la parroquia urbana Machachi, del cantón Mejía, conocida como ‘la capital del Chagra’, a donde concurren jinetes con los mejores corceles, de las haciendas del país, cubiertos de zamarros, ponchos rayados, bufandas y sombreros. Demuestran sus habilidades en concursos de doma de potros y de lazo ».

Avec quelques autres cavaliers venus d’ailleurs, j’ai éprouvé l’enthousiaste et inoubliable bonheur de participer, dans les rangs de La Alegria et sous l’aimable égide de Gabriel Espinosa, au paseo procesional de juillet 2014, dans les rues de Machachi. La fête est partout, bigarrée et bruyante, la foule, les cavaliers, les musiciens et danseurs traditionnels prennent possession de la ville.

Le photographe uruguayen Luis Fabini s’est imposé comme le reporter de référence sur le monde des Chagras, bien au-delà du petit avant-goût proposé ici.

 

 

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