Episodes

Ce sont, pourrait-on dire, des tranches de vie où je m’efforce d’éviter la dérive narcissique en parlant des rencontres et des situations qui ont nourri ma vie et influencé son cours. Se comprendre soi-même sur un mode qu’on pourrait dénommer « auto-sociologique » est sans doute difficile et probablement prétentieux. Les biais personnels, d’ordre cognitif et psychologique, font partie de soi-même et ne se corrigent pas aisément. Comme invite à y réfléchir une exposition récente à la Bourse du Commerce de Paris, le « clair-obscur » est une part de l’identité humaine: à nous-mêmes, nous ne sommes pas parfaitement transparents. J’écris donc ces pages sans prétention.

Le premier texte retrace mes souvenirs-clés de la période qui va de l’enfance à l’entrée dans l’âge adulte, en gros de la vingtaine d’années qui va du milieu des années 1950 à celui des années 1970. Il essaie de structurer ces souvenirs et de comprendre ma trajectoire personnelle, sans toujours obéir au strict ordre chronologique. Une jeunesse de boomer au temps défunt des Trente Glorieuses.

Louis Soutter, Tanagras, 1938, dans l’exposition « Clair-Obscur » à la Bourse de Commerce

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